Je suis une part du tout, composé des mêmes matériaux élémentaire que tout ce qui m’entoure.
Quand je bouge mon esprit par mes pensées mon corps peut se mettre en mouvement.
Mon mouvement est inclus dans l'ensemble infini des possibles de ce qui m'entoure.
Ainsi, de manière globale, je fais partie de l'ensemble de ce qui existe. J'interagis avec tout événement, tout mouvement, toute chose existante sur terre et dans l'univers.
Maintenant est-ce que j'interagis consciemment sur les événements qui ont lieu partout ?
Pour cela il faudrait qu’une intention soit portée dans le principe de causalité.
Que reste-t-il alors de mon interaction comme empreinte sur la suite des événements qui ont lieu tout autour de moi ? Car même infime, cette intention subsiste.
Nous pourrions objecter à cette proposition :
- en prenant le parti du temps qui relativise les faits et laisse croire qu’une temporalité s'étend du point de départ au point d'arrivée ;
- ou qu'en admettant même que cela soit vrai, mesurer l'impact personnel serait quasi impossible — car plus le nombre d'interactions augmente, plus l'impact d'une seule personne devient petit.
Pourtant, l'intrication quantique dit autre chose, dans sa relation à l'instant t et dans sa non-dépendance aux distances.
Est ce salutaire de se comprendre comme la cause relative de choses qui ont lieu dans l'univers ?
Mais c’est un principe que beaucoup croit réel.
La question serait plutôt : et si l'intention, la conscience dans la causalité, pouvait se transmettre au monde ?
Si, au lieu d'être l'aile du papillon qui cause un raz-de-marée, nous étions des esprits, des corps dansants, apportant une vibration dans le monde — et si cette joie apportait un bien-être à l'autre bout du monde autant qu'autour de nous ?
Ainsi, exister paraît également relatif, selon la dimension que l'on croit ou pense avoir dans le monde et sur lui.
Est-ce que la musique qui me fait bouger fait bouger le monde ?
Est-ce que des millions de gens peuvent entonner le même refrain, le temps d'une chanson — et est-ce que le reste du monde, de l'univers, l'entendra ?
